vendredi 6 août 2021

Journal de bord kava II

Jeudi 29 juillet vendredi 30 juillet: nuit au calme entre Apataki et Rangiroa. Pour 80 milles. 
Moteur. On arrive un peu trop tot à la passe de Tiputa. Moteur arrêtés , sans voile, on dérive à deux noeuds vers la passe. 
Mouillage Tiputa. Sur un corps mort de dream yacht charter. Mouillage bien exposé dès que le vent passe à l’Est et monte un peu. 
Plongées le vendredi pour toute l’équipe et le samedi pour les Bezeauds et Pat. Belle rencontre avec les dauphins. 
Le lagon de Rangiroa est immense. Le plus grand des tuamotus. Il pourrait contenir tout Tahiti, île et presqu’île comprise. Il est magnifique. Il faudrait lui consacrer un mois à lui seul. Du coup nous ferons l’impasse complète dessus. Pour lui préférer le « petit » atoll de Tikehau

Samedi 17 h. Appareillage pour Tikeahau. 
Vent Est 15 noeuds, vent arrière, genois seul. 
Navigation de 45 milles; en une nuit complète de 12 heures, il faut freiner le bateau pour ne pas arriver de nuit. On finit avec le génois à 3 ris
Passe de Tuheiava au petit jour. Départ du moulinet tribord. Mieux qu’un réveil matin. Romain et Marius immédiatement en renfort sur le pont. Se relaient pour sortir un bestiau qui sonde et reprend tout e la ligne plusieurs fois. Seule la tê arrive à bord. Le pauvre poisson a été entièrement dévoré. On apprendra plus tard qu’un requin tigre croise dans le secteur. 

Ma réveillés et dépités



Le motu Teinai à gauche de la passe. Franchie contre un courant sortant d’au moins 4 noeuds

Mouillage devant l’hotel Tikehau Pearl Beach. Les photos ne rendent pas les couleurs peu ordinaires. A cet endroit, le motu est au ras de l’eau jusqu’au récif et limite d’immenses lagunes transparentes. 
Un seul autre catamaran. Un bel Outremer 45. Pierre, le capitaine, viendra nous donner des infos sur Tikeahau et son chien à garder pendant leur diner à l’hotel Pearl Beach. 
Grosse journée pour les moniteurs de kite. Bon vent pour des leçons à tout va. Le vent se calme l’après midi et les dernières sessions sont ajournées. 
Une partie de l’équipe part visiter l’hotel, les kiteurs naviguent jusqu’à la nuit. 
Partie de rythm & bullets d’anthologie avec le Toté



Sacha et Gaston



Lundi 2 aout
Reprise des leçons de bonne heure. Romain à l’eau avant huit heures alors que les autres se lèvent à peine pour le petit dej.  


















Puis le Toré. Le vent faiblit très vite. 
Poursuite de tournage pour la super production de Splitmédia. Sortie sur les écrans imminente. 

Les élèves rentrent dépités mais seront vite consolés par la trilogie de thon préparée par Romain. Une tuerie. 


Le toté a amené une biuteille de croze hermitage de 2001. Elle est madérisée, bouchonnée et suite à une fausse manoeuvre pleine de fragments de liège. Ca n’arrête pas le toté
(Toté veut dire docteur en tahitien)


Appareillage pour le Motu Mauu. Ancienne ferme perlière et station de lavage des raies Manta. Elles viennent se faire dé parasiter par les remora. 




Directiin le village pour tenter de faire des courses. 
Un petit vent de Nord Est s’est levé et le mouillage devant le village n’est pas confortable du tout. 
On amarre Kava au quai du cargo, mais de l’autre côté. Bon abri. 1,9 m d’eau sur la carte mais en fait au moins 3 m. Comme le vent de NE nous déhale du quai, les pare battages ne frottent même pas. Devient inconfortable au dessus de 15 noeuds d’après notre vieux guide. Je veux bien le croire. 
Sympathique accueil des pêcheurs et des commerçants. Ici, on achète son gaz à la boulangerie.  pas la bonne bouteille pour nous. Et l’essence au snack. 



Surprise : une marina, super bien protégée, avec des catways. Elle aurait été draguée à 2,5 mètres lors de sa construction. Depuis, ensablée, profondeur incertaine mais d’après la couleur de l’eau, parait bien suffisant pour notre cata. On n’essayera pas. 



Des épiceries comme je les aime

Kava à quai

Mardi 3 aout : 
Exploration citadine. Maisons proprettes, sauf celles qui sont abandonnées, jardins bien entretenus, petites épiceries avec le minimum vital. Bureau de poste flambant neuf, un peu de connexion avec le boitier tahiti wifi. Bureau d’air Tahiti ouvert 3 fois pas semaine, les lundis mercredi vendredi jusqu’à 11 h. 
Pour déposer les poubelles, c’est directement à la déchèterie à un bon km. Belle ballade. On prolonge en allant explorer le récif.  Seule ombre au tableau des chiens très agressifs qui attaquent Romain et Marius partis lire la vague. Romain s’en sort avec une morsure superficielle au mollet. 
Appareillage pour le motu Hiraumaine, au Nord Ouest de l’atoll, réputé poissonneux sur notre vieux guide. Je mets à l’eau pour un up winf en foil. Vent super faible. Je merdouille et c’est finalement Gaston puis Marius qui vont monter au vent parrallelement au bateau sous moteurs. 



Joli Motu mais eau trouble, poissons craintifs, beaucoup de requins. La pêche sera maigre. Une loche marbrée et un rouget. Heureusement Pat a son crumble tomates en embuscade. . 


Mercredi 4 aout
Huit noeuds de vent d’Est. Je tente le down wind en foil persuadé que le résultat sera le même que la veille. Mais non , ça navigue, de justesse. Seul au milieu du lagon de Tikeahau. Le bonheur. 
Je merdouille évidemment mon retour au bateau. 
Mouillage proche de la passe. Grosse session de surf pour les garçons. Hector est le premier à rentrer, blessé par le coraill Baignade dérivante pour les non surfeurs. Retour par le motu Teinai et son village de pêcheurs. Cette fois , c’est à mon tour d’être agressé par sept molosses déchainés. Morsures aux deux mollets, à la hanche. Je dois mon salut à une femme et sa patite fille qui n’en mènent pas large et ont du mal a calmer la meute. Je me suis réfugié sur une barque à sec et ces espèces de Pitbull m’encerclent   Caucasse mais je n’en mène pas large. Tikeahau, son beau lagon bleu, ses gros chiens neuneus. 
Les tahitiens ont une passion pour les chiens d’attaque difficile à comprendre. 
Mise en état du bateau pour la traversée. Vérification des niveaux. Ajout d’un litre d’huile dans le moteur tribord, 200 ml moteur bâbord. . 
Appareillage à 17 heures. Notre dernière passe des tuamotus. 
Pas de thon cette fois. Pourtant oiseaux et poissons se livrent à une chasse sérieuse. 
Mer calme, vent d’Est 5 noeuds. Moteur babord à 1800 tours. Cap au 220  pour 210 milles environ. 
Tellement calme qu’on peut se permettre de faire un barbecue en naviguant. 
Et de faire cuire le riz sur les braises. Pénurie de gaz oblige. 






Jeudi 5 aout. En mer. 
 C’est très calme. Longue houle du Pacifique. 6 noeuds de vent d’Est   On avance à la même vitesse sur le seul moteur bâbord donc zero noeud de vent apparent. Ca chauffe !. 







mardi 3 août 2021

Photos de rangiroa



Un post spécial pour Emmanuelle et Christophe qui ont vécu  a Rangiroa. 
J’espere que ces photos leur feront plaisir. 
Pierre Marc est allé chez leur fille aux Marquises apres ses semaines sur le bateau. 


Sur nos montures louées au relai de Josephine


L’aeroport



Un joli Hoa










Je n’ai pas reussi a retrouver la maison ou nous avions été gentiment accueilli a deux reprises. Je me souviens juste qu’elle etait un peu surélevée 











La pharmacie





L’ecole

Le petit port d’avatoru



Un cabinet de kine

Eglise d’avatoru

Le chenal pour venir faire de l’essence au quai. C’est chaud. 


Le poste d’essence c’est ce container a gauche




La salle d’attente de l’aeroport

Le debarcadere pour venir prendre son avion en bateau

Hector et Coline, Rangiroa by Pat

Visite d’une ferme perlière vendredi 30




Entre les deux plongées de vendredi nous sommes allés visiter la ferme perlière de Gauguin sur l’atoll de Rangiroa.

Le timings  était serré, après la première plongée nous sommes vite rentrés au bateau pour déjeuner. Nous avions rdv à 13h30  sur le quai pour nous emmener à la ferme située à 10 km, nous étions tous partants sauf Toté Bezeaud, Maurine et Philippe.

Arrivés sur place nous nous sommes assis sur un banc comme à l’école devant la maitresse , une jeune femme tahitienne qui maîtrisait parfaitement le sujet.

Il faut 5 ans  pour obtenir une perle : tout d’abord trois ans  pour avoir une nacre prête à recevoir la greffe. La greffe  est une opération qui consiste à introduire dans la poche  de la nacre (petite appendice au centre de la nacre qui n’a pas de fonction spéciale) :

  • un nucléus (petite perle de nacre fabriquée au Japon )
  • et une morceau de lèvre d’une nacre sélectionnée comme pièce mère.

La greffe est  faite par  la main de l’homme, le geste est effectué en moins d’une minute (deux année d’études pour être greffeur). La nacre greffée est remise à l’eau pour deux ans, tout au long de ces années les coquilles sont surveillées, nettoyées, protégées des prédateurs (poisons perroquets, balistes....).

Une fois à maturité le greffeur extrait la perle et décide à ce moment là si il effectue ou pas une sur greffe en introduisant un nouveau nucléus plus gros , dans ce cas la nacre repart en mer pour deux ans. La perle qui sortira de cette sur greffe sera de moins bonne qualité même si elle est parfaite car son épaisseur en nacre sera moindre du au nucleus plus gros.

Nous avons continué notre visite en allant observer le greffeur.


Le greffeur que extrait une perle de la nacre

Puis passage à la boutique, là nous avons  eu l’explication  sur la sélection des perles en fonction de la taille, la forme et de la couleur.

Et j’ai craqué !

C ‘était une visite réussie, tout le monde était content d’y être allé. 

Nous sommes arrivés à l’heure pour notre deuxième plongées qui fut extraordinaire...

Patricia 





Rėcit  de la plongée par Hector:




Le matin nous avons fait une première plongée où nous avons pu voir des poissons rares comme des Marlin rayés. Cette première plongée a mis la barre haute, mais  la deuxième plongée au Sunset était encore plus incroyable. Pour moi ça aura été ma meilleure plongée. Nous nous sommes mis à l’eau et après quelques minutes deux dauphins sont venus, la monitrice nous a fait palmer pour nous décaler du récif et nous approcher des dauphins. Ils se sont rapprochés de nous et nous avons pu les effleurer, et après quelques temps dans l’eau les deux dauphins sont revenus la monitrice a commencé à les caresser puis j’en ai touché un et maman nous a rejoint pour les caresser. Il faut dire que maman a un don avec les animaux car après un des deux dauphins est resté plus qu’avec elle, maman lui a fait un lavage au Lavomatic ce qui ne lui a pas déplu car on pouvait le voir sourire et se mettre tout droit. À peu près tout le monde a pu le caresser  et le toté n’a pas pu s’empêcher de lui faire un câlin.


Pat qui fait le lavomatic

Gratte -gratte elle adore et en redemande

PHOTOS PRISEs PAR GASTON

Hector



Pat, Marius, Hector, Gaston, Romain

Récit par Coline

Rangiroa, 3e baptême pour moi. J’avais rendez vous à 13h30 pour le débriefing  et l’explication du déroulement de la plongée. Il y avait deux moniteurs : Raphaël, Gabriel et 4 élèves en tout. Seulement deux à faire un baptême.

La dame qui faisait le baptême avec moi était plus âgée et accompagnée de ses deux petits enfants qui eux avaient déjà leur niveau 1 mais venaient quand même partager ce moment avec leur mamie. Une fois l’équipement distribué et les dernières explications faites nous voilà parti pour quelques minutes de bateau afin de rejoindre « l’aquarium ». Je commence à connaître le déroulement des plongées maintenant et à savoir les règles de base alors je partais détendue. Quelques plombs et une bascule arrière plus tard nous étions à 6 mètres de profondeur dans l’eau et je comprenais pourquoi on appelait cet endroit « l’aquarium ». Il y avait un énorme banc de poissons qui devait sûrement être attiré par de la nourriture jetée par les bateaux au dessus ce qui attirait l’attention de plusieurs requins. Des requins pointes blanches du récif appelés Tapete en tahitien restaient posés au fond de l’eau immobile. J’étais en autonomie et Gabriel s’occupait juste de chercher des choses à me montrer. Dans un creux il me pointa du doigt une murène géante, un vrai dinosaure je n’avais jamais vu ça! Après une quarantaine de minutes nous étions de retour au bateau et j’obtenais donc mon troisième diplôme de baptême. Ma décision est prise: à Moorea je passe mon niveau 1. 


samedi 31 juillet 2021

Tahiti et ses iles by Marius

Destitution des BJ BG depuis l’arrivée des Bezeaud vendredi. Le shift est radical, enfin un peu moins de monde sur ce bateau. Nous sommes désormais 11 au lieu de 12. Fakarava Yatch service se demande comment le bateau va rester à flot après la livraison de nourriture, au moins 5 cartons rempli et une glacière de 40 kilos sont embarqués à bord. Avec ça plus de risque de manquer. Mouillage à la passe Nord le soir et grosse partie de pêche. Il semblerait que la chance tourne car les nasons se sont bien faits décimés. On découvrira plus tard que c’était un spot de snorkeling (oups).

Traversée le lendemain vers Toau, toujours pas de thon au bout de ligne de traine. Heureusement que la pêche de la veille fût fructueuse car on sent le toté déjà un peu tendu. Un beau requin gris nous accueille au mouillage et restera avec nous pendant deux jours. Juste pour bien faire flipper lors des douches nocturnes. La musique des dents de la mer rentre vite dans la tête. Romain, Gaston et moi avons pu surfer la gauche à l’entrée de la passe. Le spot pour nous seul avec une vague qui déroulait parfaitement. Ça contraste avec Sapinus. 

Après un rapide passage à l’Anse Amyot et la visite de quelques dauphins, nous partons pour Apataki. Toujours pas de thon au bout du fil. Le Doumé commence a être aussi tendu que son rapala. Un charter nous rejoint au mouillage en face d’« Apataki Carénage » et nous donne du thon car « on en a trop et on ne veut pas gâcher ». Le harakiri du tote n’est plus très loin. La famille qui s’occupe du carénage est absolument adorable. Toutes leurs cabanes forment pratiquement un petit village. Après la visite de l’incroyable chantier naval, nous avons le droit à un spectacle privée avec quatre raies manta, un moment inoubliable. Elles enchainent les backflips avec élégance et n’hésitent pas à jouer avec nous. Le plancton présent en surface atténue légèrement la visibilité mais nous permet d’admirer les raies bouches béantes filtrant leur repas avec grâce. 

  • BBQ le soir à terre après une partie de pêche. La famille d’Alfred nous accueille et nous dégustons toutes sortes de plats typiques tahitiens. Les mots sont rares pour décrire la gentillesses des Pomotus.  

Pump Foil anse Amyot