vendredi 23 juillet 2021

Le lagon de Fakarava et tout particulièrement le motu Hirifa. C’est un piège. Les jours défilent à une vitesse stupéfiante. La communauté des marins au long cours est enrichissante.  L’équipage de notre boat people s’est transformé en fourmillière ouvrière. Maçons, terrassiers , charpentiers en herbe sont toujours bien accueillis. Aline et Adrien de l’école Tuamotu kite, construisent un abri pour stocker leur matériel. Et libérer ainsi de la place pour leurs clients sur les bateaux. Le mouillage est superbe. Bien abrité par les cocotiers d’un énorme Motu. Seul problème, le vent est faible et très perturbé sous la protection des cocotiers. Pour nos activités voileuses, il ne faut pas hésiter à se laisser dériver loin dans le lagon pour retrouver du vent propre. Un peu angoissant. Surtout pour les débutants. Et si ils m’oubliaient ? 

Alors pourquoi quitter ce paradis ? Tous les paradis ont une fin. Et puis les BJ, en trois semaines sur le bateau, sont bien partis pour ne connaitre qu’une ile des Tuamotu. Ils repartent vendredi de Fkarava nord, Rotoava. Atteindre une autre île, c’est douze heures de navigation. Kauhehi est la plus proche avec bon mouillage et même une superette ! Pour en profiter un minimum il faudrait naviguer mardi   Alors que , évidemment, le coup de vent d’est que nous subissons depuis quatre jours  ne se calme que mercredi. Une contrainte de navigation stupide qui ne touche pas les bateaux que nous rencontrons qui passent en général deux ou trois ans dans ces iles.  Ceci dit, eux aussi se retrouvent à affronter des mers démontées pour récupérer famille ou amis sur un aéroport. 
Dans la douceur du mouillage, les marins sont presque enthousiastes à l’idée de reprendre la mer. Dehors, c’est la baston. 

Bateau rangé , annexe montée, ancre secondaire relevée dès le lundi soir   On a même pu recoudre la grand voile dans l’après midi avec isa et marco. 

Appareillage à 6h30. Soleil dans le dos, suffisament haut pour repérer les patates. Environ quatre bateaux coulent chaque année dans le lagon. Restons vigilants. 
Dans le lagon au portant, sans voile ni moteur , ça file à 5 noeuds !


Dans le lagon, sous les grains,  tout va encore bien. 

Grand voile à deux ris juste avant la passe. Elle pourra peut être nous aider si le moteur tribord cale. 
Une heure après la basse mer, le courant entrant est déjà bien établi. Deux moteurs à deux mille tours, nous n’avançons qu’à 3 noeuds. Nous avons le temps de profiter du beau paysage. Les déferlantes sur le récif. Vent d’Est établi à 25 noeuds, rafales à 33 noeuds. Quinze degrés à babord de l’axe du bateau, les voiles ne peuvent pas nous aider. En longeant le bord de la passe , le courant est moins fort, on finit par s’extraire sans problème. Dès qu’on peut abattre, les voiles portent , on sort le foc à 2 ris. On s’éloigne progressivement du récif, babord amures. Les creux de trois mètres sont bien là. La moitié de l’équipage est hors service en quelques minutes. 
Long bord de près bâbord puis tribord amures pour se dégager de Fakarava contre le vent d’Est avant de pouvoir abattre un peu vers Kauhehi. Moteur bâbord  gardé en appui. 


Passé la pointe Est de Fakarava, on devrait pouvoir abattre pour être beaucoup plus confortables, au portant. 

Par vent d’Est , on aurait du être bien. Le vent passe Nord Est. On ne pourra jamais abattre plus que 50 degrés du vent. Quasi au près pour un catamaran caravane. On arrive quand même à se passer de l’appui moteur. 
Rafales à 36 noeuds. 


La passe de Kauhehi. 16 heures, courant sortant qui lève un mascaret bien visible. A 6 noeuds sous voile au bon plein on tente de forcer le passage. L’autre solution serait d’attendre quelques heures à l’extréieur que le courant diminue ou s’inverse. Mais vu l’heure, encore 10 milles jusqu’au village dans le lagon, un énorme grain qui s’annonce…
Appuyé par les deux moteurs qui ont la bonne idée de ne pas caler. Des l’entrée dans le flux, le bateau s’arrête. A un noeud sur le fond, on gagne le contre courant babord de la passe et on se glisse dans le lagon juste quand le grain s’abat. Un peu chaud quand même. ça rappelle les remontées de rivière en Guyane avec les petites coques alu. Sauf que là l’embarcation pèse quelques tonnes

Le chenal de Kauhehi est fort heureusement très sain. La visibilité est nulle. Mais se dégage juste à temps pour jeter l’ancre au crépuscule devant un joli petit village. . 

Mercredi 21 juillet
Comme prévu, le vent s’est calmé au matin. Lever de soleil au calme. Un seul autre bateau au mouillage. 
Cinq corps mort sûrs sont à disposition derrière le récif. 

La chance nous sourit. Le magasin de l’île est ouvert deux fois par semaine et c’est aujourd’hui. Jour d’arrivée de l’avion. Il ferme à 9h30.  C’est l’extase, qui devant des pommes de terre, des oeufs, qui devant du rhum ou du riz. 






C’est bôôôô
On ne regrette pas cette navigation pourrie. 
J’attends toujours la longue houle du Pacifique. 

Un dessin de notre périple sur la plage.


La mairie. Taxe de 120 cfp par personne , pour deux jours. 

Le vent est complètement tombé. Nous n’avons pas connu un tel calme depuis Bora Bora , un mois auparavant.  Pas moyen de kiter. 
Par contre nous mettons en pratique les leçons d’Aline avec succès. Enfin, surtout les trois garçons. 








Jeudi 22 juillet

Un autel en plein air. 

La pointe qui sépare les deux baies devant le village de Kauhehi
Projet de Marina dans la baie de gauche, au Nord Est. Je veux bien prendre des parts. 

Isa conduit fièrement l’annexe

Pump foil a Kauhehi

Appareillage à 14 h 30
On espère revenir un jour. 
Sous grand voile haute et genois, enfin une belle navigation sous voile dans le lagon. Au près. Le vent est sud Est. Sur mer plate et vent faible, que du bonheur. Gaston envoie son drone et s’entraine à aterrir dans le trampoline, sous voiles. Quelques émotions quand même. 
Pause sur la bouée de l’Aquatiki juste à l’extérieur de la passe. C’est un gros catamaran qui propose des croisières plongées. 
baignade dérivante depuis l’annexe. Ca file en courant sortant. Quelques requins gris. 
Bouée larguée après le repas. Pleine lune , mer calme, navigation paisible par 8 noeuds de vent. A une vitesse de plus de 5 noeuds. Un bon courant nous aide. Chacun est heureux de prendre son quart. Aterrissage plus tot que prévu à la passe Garuae, la passe Nord à 3 heurs. D’après mon guide, mouillage possible à l’extérieur devant le motu Ohutu. De nuit, un peu trop chaud de jeter l’ancre sur Le récif  à 50 cm ou le tombant de 100 m. La Passe sous voile. A l’intérieur du lagon, trop clapoteux. On gagne directement le mouillage de Rotoava qu’on connait. 










  

mardi 20 juillet 2021

Tahiti et ses îles. A bord de Kava II. On prend racine à Hirifa (Fakarava sud)


Arc en ciel depuis notre mouillage  d’Hirifa



Déjeuner à la pension Rainiti, pour remettre les estomacs à flot



Petite sieste avant de reprendre notre marche
Coté Ocean






De retour  au bateau les activités reprennent :  kite, wing, aquarelles...

La petite antenne sur le chapeau c’est pour etre en liaison avec l’élève. Des leçons premium. 



Les travaux continuent



Avec Maya, très fiers de notre charpente naissante




Nous sommes invités dimanche soir pour un cochon grillé après avoir aidé à la construction du futur local kite et les 30 ans d’Aline.
Teiva  (conducteur du bateau de plongée)  aide et explique à Gaston pour préparer les cocos






Repas avec tous les travailleurs , en premier plan le couple d’australien  qui ont un super bateau (Gaston aura l’honneur de le visiter le lendemain) lui était ingenieur meca

Fin de soirée avec  une partie de loup garou

 Lundi nous devons préparer le bateau pour repartir voguer : les enfants remontent l ‘ancre de secours, couture sur la grande voile 




GASTON:

pour la chasse au harpon, Aline nous a emmené plonger en apnée sur deux patates de corail au milieu du lagon. Elle nous a prêté un harpon à chacun pour le cours. Une fois qu'on avait appris quel poissons n'avaient pas la gratte, on est devenu la terreur du lagon. Ou surtout la terreur des poissons chirurgiens nasons. On en a ramené 6 au bateau. En les vidant ça a attiré les requins bordés. Il y en avait trois qui tournaient autour du bateau. Forcément au moment de la douche, il y a eu quelques minutes d'hésitations avant de sauter. D'après le Guide c'est jamais très bon les requins bordés excités par la nourriture en groupe...












Tahiti et ses iles Hector, Pat, Isabelle

Lundi 19 juillet (Hector)

Ça fait maintenant 1 mois tout pile que nous sommes partis en bateau (19 juin).Le chocolat manque et cette pénurie crée des tensions dans l’équipage, nous sommes réduits à manger du chocolat Nestlé dessert ce qui n’est pas du tout dans nos habitudes car maman adore le chocolat donc nous croulons dessous. Avec 12 personnes, les pâtes se comptent dans les bols et les estomacs se creusent, bon je romance sûrement beaucoup mais je pense aussi que maman avait oublié de prendre en compte les proportions adolescents. J’adore cuisiner mais surtout inventer des petits plats, souvent mon imagination c’est comme les images de recettes alléchantes à la fin j’obtiens jamais le même résultat. J’ai inventé une recette car j’avais trop faim, je l’ai appelée pan-cookie car au final j’ai obtenu des petits pancakes avec des pépites de chocolat, c’est à base de lait et de farine sans oeuf ( denrée rare)le résultat était spécial mais je m’attendais à pire. Je rêve de faire plein de recettes quand je rentre. Ma cabine goute aussi mais Gaston n’est pas trop dérangé car c’est surtout de mon côté, donc la nuit je me suis réveillé par des gouttes qui tombent à intervalles régulières, environ toutes les 1 minute ce qui me laisse le temps de ré somnoler entre chaque goutte . Mais les paysages compensent tous ces petits aléas.






Les plongées


Depuis notre arrivée  nous avons fait 4 plongées mais avant hier ce fut extraordinaire.

Nous sommes tous partis 8 en plongée bouteille 4 en baptême  avec le club Enata  Fakarava diving,  accompagnés de deux mono Mathias et Nico.

Nous avons plongé dans la passe sud réputée pour le mur de requins.

Deux palanquées :  3 blanc -jouvan avec Mathias et nous 5  avec Nico le mono

La première en courant sortant, visibilité  perturbée mais  très correcte, nous n avons pas été déçus, les requins étaient bien là, des pointes noires , gris  mais aussi beaucoup de poissons.

La deuxième était avec le courant sortant visibilité parfaite, nous sommes passés dans un petit canyon appelé la piste de ski sur un fond de sable blanc, les enfants et le mono ont enlevé leurs palmes pour faire du ski dessus avec le courant... puis ensuite nous sommes  allés nous accrocher à des patates  de corail pour voir le spectacle : des dizaines de requins sont passės devant nous ou sont venus plus près, Gaston a fait des videos et films (  un montage sera fait à notre retour). Des mérous tachetés  (Hector les voyait déjà sur le barbecue et dans son estomac), des napoléons.... mais aussi des champs de coraux : magnifique.

Entre les deux plongées nous avons fait une pose d’une heure pour que les 4 non plongeurs fassent leur baptême . Nous étions  dans le village de Tetamanu (composė de 9 habitants ,d’une pension touristique, et de l’église la plus ancienne des Tuamotu 1862. Sur le bord en prenant un petit thė et coco , des poissons  napoléon énormes sont venus partager  nos morceaux de coco mais aussi des pointes noires.






Lundi 19 juillet

Alors comment dire, le collègue de Marc nous avait pourtant bien prévenu : aux Tuamotu il n’y a rien à manger et il faut dire que le sujet de la nourriture tient une grande place dans notre vie à bord. Nos dernières courses datent de Rotoava (le 13 juillet) et malgré le bon avitaillement réalisé par les de Mourgues avant notre arrivée, il nous reste après inventaire des pâtes, 5 boites de haricots vert, de la farine (pour le pain du matin, brioche, crêpes ou pancakes, il faut bien contenter un peu les ventres au risque de voir une mutinerie se déclarer à bord) quelques oeufs, des citrons et du rhum pour faire des cocktails un jour sur deux et  2 tablettes de chocolat à dessert. Il faut préciser que nous avions apporté de France 10 tablettes de chocolat noir et 5 au lait mais c’était sans compter notre coté cigale plutôt que fourmis et après 15j de navigation nous voilà contraints à nous rationner en chocolat pour le café. A midi j’ai donc distribué 1 carreau à chacun mais il restait celui de Soso (qui préfère le choc au lait). Nous avons alors assisté à une scène cocasse lors de la partie de petit cochon (jeu effectué après chaque repas, les 2 perdants devant effectuer la vaisselle) pour savoir qui mangerait le dernier carreau : certains voulaient que ce soit celui qui avait fait le plus beau « beau jeu », les autres celui qui avait gagné le premier. Finalement nous  avons décidé après des discussions enflammées que CE carreau reviendrait aux perdants. Voilà à quoi nous en sommes réduits... Hier soir, grâce au coup de main de certains membres de l’équipage donné à  Aline sur le chantier, nous avons pu à nouveau manger un délicieux cochon grillé accompagné de différentes salades, gratin, ou semoule apportés par tous les participants. C’était bien sympa ! 

Demain départ pour Kaoni où d’après le google maps de Marc, nous devrions trouver une superette et peut être un restaurant. De quoi contenter tous les moussaillons ;)

Je dirai quand même pour positiver que tout cela se passe dans un cadre paradisiaque et dans une très bonne ambiance à bord. Les plongées que nous avons faites étaient magnifiques, et nous avons l’impression de nous baigner dans une piscine tellement l’eau est claire. Encore quelques jour pour profiter de tout cela. Isabelle



dimanche 18 juillet 2021

Tahiti et ses iles. Capucine

Dimanche 17 juillet « Encore une nuit mouvementée dans le clapier bâbord du bateau. Avec Lise nous avons ecopé de cet espace qui nous sert de chambre dès la première nuit. Pour rappel ou pour ceux qui ne savent pas, il s agit d’une petite cabine de forme triangulaire située tout à l’avant des flotteurs(une de chaque côté, et je laisserai Marius et Coline parler du coté tribord), habituellement réservées, l’une au skipper et l’autre à l’hôtesse. Seul  accès : un hublot extérieur par lequel il faut se faufiler, pour atterrir les pieds à même le matelas. Depuis le début de la croisière, l’étanchéité de ce hublot laisse à désirer, notre clapier était trempé après la grande traversée. Tout allait mieux, mais depuis 2 nuits le vent souffle très très fort la nuit et il est accompagné de grains impressionnants avec toute la pluie qui vient avec. Lise, qui a la tête sous le hublot est obligée de gérer l’ouverture et fermeture du hublot, éponger les gouttes d’eau qui passent un peu à travers, tout ça à moitié endormie. En plus de l’eau qui coule, nous avons tous les bruits de l’avant du bateau, entre la chaine qui grince, les serviettes et maillots de bains attachés sur les côtés et qui claquent à cause du vent. Enfin bref on est contente quand le soleil se lève à 6h et avec lui le vent qui se calme! » capucine 


Tahiti et ses iles. Par Coline et Pat

« N’étant pas arrivée en même temps que les autres  a Tahiti, je me suis envolée pour Huahine une petite semaine dans la pension de Flora «  Tifaifai et café » oú j’ai pu découvrir une culture nouvelle pour moi, tout autant que ces nouveaux paysages tout droit sorti d’un rêve qui ne ressemblaient en rien a ce que j’avais l’habitude de voir. Ces quelques jours a visiter Fare, Hana-iti, faire le tour de l’ile en scooter et explorer  un millième des fonds marins polynésiens avec mon masque et mon tuba n’ont fait que grandir mon envie de les rejoindre sur le bateau. Je ne pourrais donc pas parler de la grande navigation jusqu’a Fakarava mais mes 1h30 de vol et la vue de l’avion sur les atolls et leurs lagons n’ont rien a lui envier, je crois. Une fois que nous nous sommes retrouvés nous avons pu nous installer dans notre petite cabine qui épouse parfaitement la forme de la coque avant tribord (triangle). Notre hublot nous donne une vue panoramique sur la Voie lactée et les étoiles et lorsque le ciel vient se voiler et qu’un grains nous arrive dessus il suffit de tendre le bras pour le fermer. Cependant l’étanchéité de la cabine n’étant pas optimale, quelques gouttes de pluie parviennent régulièrement jusqu’à l’intérieur et la cabine se transforme alors en sauna suédois. Au moins, on ne manque pas le lever de soleil au dessus du motu chaque matin. » Coline



La vie à bord


La traversée : C ‘est fait je ne referai plus ça c’est sur ....(enfin dans ce sens car nous avons le retour ! ).

Le plus drôle c’est une fois arrivé tout le monde se détend et la parole reprend le dessus.  Les récits sur les cauchemars durant les quelques heures de sommeil sont bien représentatifs du vécu, même des larmes ont coulé. Heureusement nous oublions vite et passons à autre chose :


La nourriture : 12 sur un bateau ça fait du monde à nourrir, entre les deux familles la parité est respectée,  4 parents et 8 « enfants « de 16 ans (Hector) à 24 ans (Capucine).

Nous avions fait un gros avitaillement à Tahiti mais faute de place, c ‘etait impossible dans mettre  plus. Pendant la traversée, le premier soir la moitié de l’équipage a diné et plus les heures ont passé, seules Théo et Philippe arrivaient à manger (c’est bon pour le régime!).

Arrivée à Rotoava  (ile de Fakarava)  tout est fermé le dimanche, le lundi nous pourrons faire un peu  d’avitaillement , mais pas d œufs, un peu de carottes et tomates pas de fruits. A chaque repas, il faut un peu jongler entre  ce qui s abime le plus vite , les estomacs à bord, mais aussi dire au capitaine qu’il faut qu’il réduise sa consommation de beurre ! Même si c’est le capitaine....

Hector commence à dire qu’il est pret à stocker sous son oreiller de la nourriture s’il faut trouver de la place...lorsque nous trouverons de quoi faire un gros avitaillement.

 Le Mercredi 14 juillet nous sommes au mouillage de hirifa au sud, le bout du monde mais il y a un snack et que ça . En réservant  à l avance c’est possible de manger. Nous avons eu beaucoup de chance car j ai tel la veille et Anisa a accepté de nous recevoir, ( elle devait normalement partir le matin pour plusieurs jours à la ville pour réparer son bateau). Dans l’après midi je vais la voir sur la plage pour lui dire que nous avons très faim , c ‘est la que j’aperçois le cochon sur la broche, ouf ça va faire l affaire ! Elle m ‘apprend que du coup nous ne serons pas tout seul mais 27 à diner  (il y a pas mal de bateaux au mouillage)et ce sera un buffet, rdv 18h30-19h.

Les stratégies se mettent en place à bord pour savoir à quelle heure nous débarquons (1/4 d’heure savoyard ou pas) car nous sommes obligés de faire deux navettes. Mais des que nous apercevons des annexes en approchent  nous y allons sans tarder.

Notre table était dressée la plus grande, pendant l’apéro nous faisons connaissance avec les profs de plongée ( prévues le vendredi ap)

Nous essayons de nous tenir correctement devant le buffet pour faire bonne mine devant les autres ... à un moment donné le silence règne Anisa le fait même remarquer.

Le menu : cochon grillé ,frite, salade de poisson  cru , salade verte, salade de riz, gratin  de feuilles vertes? Tout est excellent. Les enfants sont allés se resservir (4 fois pour certain) ou on envoyer les filles pour être plus discrets, pour finir gâteau au chocolat.

Nous rentrons au bateau repu, une soirée vraiment super sympa, Anisa nous a raconté  des anecdotes. Nous avons rdv le lendemain pour aider à vider un bateau qui apporte de materiel pour Aline (pour la construction de leur local materiel kite).

Ce soir nous aurons respecté les protéines, féculents, légumes,fruits...(parfois sur le bateau  cela entraine quelques discussions d’avis contraires sur la diététique)

Avec Isa nous nous demandons si nous les nourrissons assez ...

PS:  Pauvre Théo depuis le début nous avions du beurre salé il était au fond du frigo ! 


Les couchettes

 Coline est gentille en parlant de leurs chambre avec Marius...

Nous nous appelons ça le clapier, c est normalement la boite pour dormir pour le skippeur ... Gaston et Hector n’ont pas cédé leur cabine confortable, ce que les filles ont fait pour leur Soeur et Théo...

Durant les traversée nous devons enlever les matelas pour éviter qu’ils soient trempés de sel, l’odeur est bien particulière heureusement les colliers de fleurs embaument un peu. Bon ils sont jeunes....


Voici qlques photos  du rangement à bord en deux mots : le bordel

Moi qui ne supporte pas le bazar, étonnamment je laisse couler...

Hector doit calculer la superficie au sol du bateau 


La suite les plongées et la plonge quotidienne 

pat

Tahiti et ses iles. Jeudi 15 vendredi 16 juillet

Mouillage à Hirifa, au Sud Est de l’île. Paysage de carte postale. 





Le graal du kitesurf. Une petite session  avant la nuit. 


Diner au Snack d’Hirifa. Plutôt  un sacré restaurant où le cochon tourne sur la broche depuis le matin . AnIsa est une hôtesse charmante. 
Les équipages de plusieurs bateaux sont là. Une ambiance d’escale au bout du monde. 
Aline, de Tuamotu kitesurf nous recrute pour le lendemain. Un cargo (ici on dit une goélette même s’il n’y a pas la moindre voile) doit livrer des matériaux pour construire sur le motu un abri en dur pour stocker voiles et surfs. Elle a besoin d’un maximum de bras pour le déchargement. 
Nuit de grains et coups de vent. 

Jeudi 15
Matinée de travaux d’Hercule. Les équipages ont répondu présents et a trente personnes , ça va vite. 















Au fond, le Cobia. Il n’était jamais venu mouiller ici

Les frères de notre repas d’hier

Réhydratation

La dream team


Le vent n’est pas trop fort pour une fois. C’est l’occasion de prendre une leçon de chasse sous marine, toujours avec Aline. Avec les trois garçons. 


Les Briefing au bateau pour identifier les poissons mangeables, qui n’ont pas la gratte (ciguateira). Cap sur une patate au milieu du lagon.   
Nos premières et seules victimes seront des chirurgiens nasons. ça ne s’invente pas. Neuf en tout. 



Leçon de vidage et lever des filets. A l’arrière plan, un invité intéressé par notre pêche. 

Le dur métier d’écailleur

Ils nourriront douze affamés sans problème. Et même en salade le lendemain. 
J’ai pêché mon premier poisson au fusil. Et ouvert moi même ma première noix de coco à la machette pour boire l’eau. Des premières fois encore possible à la cinquantaine qui font plaisir. 

Vendredi 16
Pendant que certains nagent ou naviguent, je donne un coup de main pour monter l’abri. L’appel du béton. 






Plongée l’après midi à la passe sud de Fakarava. Plein les yeux. 
Devant la passe, le village de tetamanu avec sa jolie église. Ancienne capitale des tuamotu. Maintenant village fantome. Un hotel pour les plongeurs. Un autre hotel qui semble avoir été victime de l’épidémie de Covid. Le Tetamanu sauvage. Difficile de dire s’il s’en remettra. Dommage le site est incroyable. 

Samedi 17 
Repas de midi à la pension Raimiti. Jolis bungalow en bois du coin éclairés par des lampes à pétrole. 
Délicieux poissons, en salade puis au four. Un peu cher mais on est au bout du monde d’une part et on a plus grand  chose à manger sur le bateau d’autre part. 
Pour y aller depuis notre mouillage, marche d’une heure et demie sur le platier côté océan. Sauvage. Magique. Le calme du lagon comparé au vagues battants sur le récif à l’extérieur. Une petite séance de soorts de voile avant, une après, et la nuit est là. Les journées passent à une vitesse infernale.