Dans le lagon, sous les grains, tout va encore bien.
Le vent est complètement tombé. Nous n’avons pas connu un tel calme depuis Bora Bora , un mois auparavant. Pas moyen de kiter.
Jeudi 22 juillet
pour la chasse au harpon, Aline nous a emmené plonger en apnée sur deux patates de corail au milieu du lagon. Elle nous a prêté un harpon à chacun pour le cours. Une fois qu'on avait appris quel poissons n'avaient pas la gratte, on est devenu la terreur du lagon. Ou surtout la terreur des poissons chirurgiens nasons. On en a ramené 6 au bateau. En les vidant ça a attiré les requins bordés. Il y en avait trois qui tournaient autour du bateau. Forcément au moment de la douche, il y a eu quelques minutes d'hésitations avant de sauter. D'après le Guide c'est jamais très bon les requins bordés excités par la nourriture en groupe...
Lundi 19 juillet (Hector)
Ça fait maintenant 1 mois tout pile que nous sommes partis en bateau (19 juin).Le chocolat manque et cette pénurie crée des tensions dans l’équipage, nous sommes réduits à manger du chocolat Nestlé dessert ce qui n’est pas du tout dans nos habitudes car maman adore le chocolat donc nous croulons dessous. Avec 12 personnes, les pâtes se comptent dans les bols et les estomacs se creusent, bon je romance sûrement beaucoup mais je pense aussi que maman avait oublié de prendre en compte les proportions adolescents. J’adore cuisiner mais surtout inventer des petits plats, souvent mon imagination c’est comme les images de recettes alléchantes à la fin j’obtiens jamais le même résultat. J’ai inventé une recette car j’avais trop faim, je l’ai appelée pan-cookie car au final j’ai obtenu des petits pancakes avec des pépites de chocolat, c’est à base de lait et de farine sans oeuf ( denrée rare)le résultat était spécial mais je m’attendais à pire. Je rêve de faire plein de recettes quand je rentre. Ma cabine goute aussi mais Gaston n’est pas trop dérangé car c’est surtout de mon côté, donc la nuit je me suis réveillé par des gouttes qui tombent à intervalles régulières, environ toutes les 1 minute ce qui me laisse le temps de ré somnoler entre chaque goutte . Mais les paysages compensent tous ces petits aléas.
Les plongées
Depuis notre arrivée nous avons fait 4 plongées mais avant hier ce fut extraordinaire.
Nous sommes tous partis 8 en plongée bouteille 4 en baptême avec le club Enata Fakarava diving, accompagnés de deux mono Mathias et Nico.
Nous avons plongé dans la passe sud réputée pour le mur de requins.
Deux palanquées : 3 blanc -jouvan avec Mathias et nous 5 avec Nico le mono
La première en courant sortant, visibilité perturbée mais très correcte, nous n avons pas été déçus, les requins étaient bien là, des pointes noires , gris mais aussi beaucoup de poissons.
La deuxième était avec le courant sortant visibilité parfaite, nous sommes passés dans un petit canyon appelé la piste de ski sur un fond de sable blanc, les enfants et le mono ont enlevé leurs palmes pour faire du ski dessus avec le courant... puis ensuite nous sommes allés nous accrocher à des patates de corail pour voir le spectacle : des dizaines de requins sont passės devant nous ou sont venus plus près, Gaston a fait des videos et films ( un montage sera fait à notre retour). Des mérous tachetés (Hector les voyait déjà sur le barbecue et dans son estomac), des napoléons.... mais aussi des champs de coraux : magnifique.
Entre les deux plongées nous avons fait une pose d’une heure pour que les 4 non plongeurs fassent leur baptême . Nous étions dans le village de Tetamanu (composė de 9 habitants ,d’une pension touristique, et de l’église la plus ancienne des Tuamotu 1862. Sur le bord en prenant un petit thė et coco , des poissons napoléon énormes sont venus partager nos morceaux de coco mais aussi des pointes noires.
Lundi 19 juillet
Alors comment dire, le collègue de Marc nous avait pourtant bien prévenu : aux Tuamotu il n’y a rien à manger et il faut dire que le sujet de la nourriture tient une grande place dans notre vie à bord. Nos dernières courses datent de Rotoava (le 13 juillet) et malgré le bon avitaillement réalisé par les de Mourgues avant notre arrivée, il nous reste après inventaire des pâtes, 5 boites de haricots vert, de la farine (pour le pain du matin, brioche, crêpes ou pancakes, il faut bien contenter un peu les ventres au risque de voir une mutinerie se déclarer à bord) quelques oeufs, des citrons et du rhum pour faire des cocktails un jour sur deux et 2 tablettes de chocolat à dessert. Il faut préciser que nous avions apporté de France 10 tablettes de chocolat noir et 5 au lait mais c’était sans compter notre coté cigale plutôt que fourmis et après 15j de navigation nous voilà contraints à nous rationner en chocolat pour le café. A midi j’ai donc distribué 1 carreau à chacun mais il restait celui de Soso (qui préfère le choc au lait). Nous avons alors assisté à une scène cocasse lors de la partie de petit cochon (jeu effectué après chaque repas, les 2 perdants devant effectuer la vaisselle) pour savoir qui mangerait le dernier carreau : certains voulaient que ce soit celui qui avait fait le plus beau « beau jeu », les autres celui qui avait gagné le premier. Finalement nous avons décidé après des discussions enflammées que CE carreau reviendrait aux perdants. Voilà à quoi nous en sommes réduits... Hier soir, grâce au coup de main de certains membres de l’équipage donné à Aline sur le chantier, nous avons pu à nouveau manger un délicieux cochon grillé accompagné de différentes salades, gratin, ou semoule apportés par tous les participants. C’était bien sympa !
Demain départ pour Kaoni où d’après le google maps de Marc, nous devrions trouver une superette et peut être un restaurant. De quoi contenter tous les moussaillons ;)
Je dirai quand même pour positiver que tout cela se passe dans un cadre paradisiaque et dans une très bonne ambiance à bord. Les plongées que nous avons faites étaient magnifiques, et nous avons l’impression de nous baigner dans une piscine tellement l’eau est claire. Encore quelques jour pour profiter de tout cela. Isabelle
Dimanche 17 juillet « Encore une nuit mouvementée dans le clapier bâbord du bateau. Avec Lise nous avons ecopé de cet espace qui nous sert de chambre dès la première nuit. Pour rappel ou pour ceux qui ne savent pas, il s agit d’une petite cabine de forme triangulaire située tout à l’avant des flotteurs(une de chaque côté, et je laisserai Marius et Coline parler du coté tribord), habituellement réservées, l’une au skipper et l’autre à l’hôtesse. Seul accès : un hublot extérieur par lequel il faut se faufiler, pour atterrir les pieds à même le matelas. Depuis le début de la croisière, l’étanchéité de ce hublot laisse à désirer, notre clapier était trempé après la grande traversée. Tout allait mieux, mais depuis 2 nuits le vent souffle très très fort la nuit et il est accompagné de grains impressionnants avec toute la pluie qui vient avec. Lise, qui a la tête sous le hublot est obligée de gérer l’ouverture et fermeture du hublot, éponger les gouttes d’eau qui passent un peu à travers, tout ça à moitié endormie. En plus de l’eau qui coule, nous avons tous les bruits de l’avant du bateau, entre la chaine qui grince, les serviettes et maillots de bains attachés sur les côtés et qui claquent à cause du vent. Enfin bref on est contente quand le soleil se lève à 6h et avec lui le vent qui se calme! » capucine
« N’étant pas arrivée en même temps que les autres a Tahiti, je me suis envolée pour Huahine une petite semaine dans la pension de Flora « Tifaifai et café » oú j’ai pu découvrir une culture nouvelle pour moi, tout autant que ces nouveaux paysages tout droit sorti d’un rêve qui ne ressemblaient en rien a ce que j’avais l’habitude de voir. Ces quelques jours a visiter Fare, Hana-iti, faire le tour de l’ile en scooter et explorer un millième des fonds marins polynésiens avec mon masque et mon tuba n’ont fait que grandir mon envie de les rejoindre sur le bateau. Je ne pourrais donc pas parler de la grande navigation jusqu’a Fakarava mais mes 1h30 de vol et la vue de l’avion sur les atolls et leurs lagons n’ont rien a lui envier, je crois. Une fois que nous nous sommes retrouvés nous avons pu nous installer dans notre petite cabine qui épouse parfaitement la forme de la coque avant tribord (triangle). Notre hublot nous donne une vue panoramique sur la Voie lactée et les étoiles et lorsque le ciel vient se voiler et qu’un grains nous arrive dessus il suffit de tendre le bras pour le fermer. Cependant l’étanchéité de la cabine n’étant pas optimale, quelques gouttes de pluie parviennent régulièrement jusqu’à l’intérieur et la cabine se transforme alors en sauna suédois. Au moins, on ne manque pas le lever de soleil au dessus du motu chaque matin. » Coline
La vie à bord
La traversée : C ‘est fait je ne referai plus ça c’est sur ....(enfin dans ce sens car nous avons le retour ! ).
Le plus drôle c’est une fois arrivé tout le monde se détend et la parole reprend le dessus. Les récits sur les cauchemars durant les quelques heures de sommeil sont bien représentatifs du vécu, même des larmes ont coulé. Heureusement nous oublions vite et passons à autre chose :
La nourriture : 12 sur un bateau ça fait du monde à nourrir, entre les deux familles la parité est respectée, 4 parents et 8 « enfants « de 16 ans (Hector) à 24 ans (Capucine).
Nous avions fait un gros avitaillement à Tahiti mais faute de place, c ‘etait impossible dans mettre plus. Pendant la traversée, le premier soir la moitié de l’équipage a diné et plus les heures ont passé, seules Théo et Philippe arrivaient à manger (c’est bon pour le régime!).
Arrivée à Rotoava (ile de Fakarava) tout est fermé le dimanche, le lundi nous pourrons faire un peu d’avitaillement , mais pas d œufs, un peu de carottes et tomates pas de fruits. A chaque repas, il faut un peu jongler entre ce qui s abime le plus vite , les estomacs à bord, mais aussi dire au capitaine qu’il faut qu’il réduise sa consommation de beurre ! Même si c’est le capitaine....
Hector commence à dire qu’il est pret à stocker sous son oreiller de la nourriture s’il faut trouver de la place...lorsque nous trouverons de quoi faire un gros avitaillement.
Le Mercredi 14 juillet nous sommes au mouillage de hirifa au sud, le bout du monde mais il y a un snack et que ça . En réservant à l avance c’est possible de manger. Nous avons eu beaucoup de chance car j ai tel la veille et Anisa a accepté de nous recevoir, ( elle devait normalement partir le matin pour plusieurs jours à la ville pour réparer son bateau). Dans l’après midi je vais la voir sur la plage pour lui dire que nous avons très faim , c ‘est la que j’aperçois le cochon sur la broche, ouf ça va faire l affaire ! Elle m ‘apprend que du coup nous ne serons pas tout seul mais 27 à diner (il y a pas mal de bateaux au mouillage)et ce sera un buffet, rdv 18h30-19h.
Les stratégies se mettent en place à bord pour savoir à quelle heure nous débarquons (1/4 d’heure savoyard ou pas) car nous sommes obligés de faire deux navettes. Mais des que nous apercevons des annexes en approchent nous y allons sans tarder.
Notre table était dressée la plus grande, pendant l’apéro nous faisons connaissance avec les profs de plongée ( prévues le vendredi ap)
Nous essayons de nous tenir correctement devant le buffet pour faire bonne mine devant les autres ... à un moment donné le silence règne Anisa le fait même remarquer.
Le menu : cochon grillé ,frite, salade de poisson cru , salade verte, salade de riz, gratin de feuilles vertes? Tout est excellent. Les enfants sont allés se resservir (4 fois pour certain) ou on envoyer les filles pour être plus discrets, pour finir gâteau au chocolat.
Nous rentrons au bateau repu, une soirée vraiment super sympa, Anisa nous a raconté des anecdotes. Nous avons rdv le lendemain pour aider à vider un bateau qui apporte de materiel pour Aline (pour la construction de leur local materiel kite).
Ce soir nous aurons respecté les protéines, féculents, légumes,fruits...(parfois sur le bateau cela entraine quelques discussions d’avis contraires sur la diététique)
Avec Isa nous nous demandons si nous les nourrissons assez ...
PS: Pauvre Théo depuis le début nous avions du beurre salé il était au fond du frigo !
Les couchettes
Coline est gentille en parlant de leurs chambre avec Marius...
Nous nous appelons ça le clapier, c est normalement la boite pour dormir pour le skippeur ... Gaston et Hector n’ont pas cédé leur cabine confortable, ce que les filles ont fait pour leur Soeur et Théo...
Durant les traversée nous devons enlever les matelas pour éviter qu’ils soient trempés de sel, l’odeur est bien particulière heureusement les colliers de fleurs embaument un peu. Bon ils sont jeunes....
Voici qlques photos du rangement à bord en deux mots : le bordel
Moi qui ne supporte pas le bazar, étonnamment je laisse couler...
Hector doit calculer la superficie au sol du bateau
La suite les plongées et la plonge quotidienne
pat