mardi 3 août 2021

Hector et Coline, Rangiroa by Pat

Visite d’une ferme perlière vendredi 30




Entre les deux plongées de vendredi nous sommes allés visiter la ferme perlière de Gauguin sur l’atoll de Rangiroa.

Le timings  était serré, après la première plongée nous sommes vite rentrés au bateau pour déjeuner. Nous avions rdv à 13h30  sur le quai pour nous emmener à la ferme située à 10 km, nous étions tous partants sauf Toté Bezeaud, Maurine et Philippe.

Arrivés sur place nous nous sommes assis sur un banc comme à l’école devant la maitresse , une jeune femme tahitienne qui maîtrisait parfaitement le sujet.

Il faut 5 ans  pour obtenir une perle : tout d’abord trois ans  pour avoir une nacre prête à recevoir la greffe. La greffe  est une opération qui consiste à introduire dans la poche  de la nacre (petite appendice au centre de la nacre qui n’a pas de fonction spéciale) :

  • un nucléus (petite perle de nacre fabriquée au Japon )
  • et une morceau de lèvre d’une nacre sélectionnée comme pièce mère.

La greffe est  faite par  la main de l’homme, le geste est effectué en moins d’une minute (deux année d’études pour être greffeur). La nacre greffée est remise à l’eau pour deux ans, tout au long de ces années les coquilles sont surveillées, nettoyées, protégées des prédateurs (poisons perroquets, balistes....).

Une fois à maturité le greffeur extrait la perle et décide à ce moment là si il effectue ou pas une sur greffe en introduisant un nouveau nucléus plus gros , dans ce cas la nacre repart en mer pour deux ans. La perle qui sortira de cette sur greffe sera de moins bonne qualité même si elle est parfaite car son épaisseur en nacre sera moindre du au nucleus plus gros.

Nous avons continué notre visite en allant observer le greffeur.


Le greffeur que extrait une perle de la nacre

Puis passage à la boutique, là nous avons  eu l’explication  sur la sélection des perles en fonction de la taille, la forme et de la couleur.

Et j’ai craqué !

C ‘était une visite réussie, tout le monde était content d’y être allé. 

Nous sommes arrivés à l’heure pour notre deuxième plongées qui fut extraordinaire...

Patricia 





Rėcit  de la plongée par Hector:




Le matin nous avons fait une première plongée où nous avons pu voir des poissons rares comme des Marlin rayés. Cette première plongée a mis la barre haute, mais  la deuxième plongée au Sunset était encore plus incroyable. Pour moi ça aura été ma meilleure plongée. Nous nous sommes mis à l’eau et après quelques minutes deux dauphins sont venus, la monitrice nous a fait palmer pour nous décaler du récif et nous approcher des dauphins. Ils se sont rapprochés de nous et nous avons pu les effleurer, et après quelques temps dans l’eau les deux dauphins sont revenus la monitrice a commencé à les caresser puis j’en ai touché un et maman nous a rejoint pour les caresser. Il faut dire que maman a un don avec les animaux car après un des deux dauphins est resté plus qu’avec elle, maman lui a fait un lavage au Lavomatic ce qui ne lui a pas déplu car on pouvait le voir sourire et se mettre tout droit. À peu près tout le monde a pu le caresser  et le toté n’a pas pu s’empêcher de lui faire un câlin.


Pat qui fait le lavomatic

Gratte -gratte elle adore et en redemande

PHOTOS PRISEs PAR GASTON

Hector



Pat, Marius, Hector, Gaston, Romain

Récit par Coline

Rangiroa, 3e baptême pour moi. J’avais rendez vous à 13h30 pour le débriefing  et l’explication du déroulement de la plongée. Il y avait deux moniteurs : Raphaël, Gabriel et 4 élèves en tout. Seulement deux à faire un baptême.

La dame qui faisait le baptême avec moi était plus âgée et accompagnée de ses deux petits enfants qui eux avaient déjà leur niveau 1 mais venaient quand même partager ce moment avec leur mamie. Une fois l’équipement distribué et les dernières explications faites nous voilà parti pour quelques minutes de bateau afin de rejoindre « l’aquarium ». Je commence à connaître le déroulement des plongées maintenant et à savoir les règles de base alors je partais détendue. Quelques plombs et une bascule arrière plus tard nous étions à 6 mètres de profondeur dans l’eau et je comprenais pourquoi on appelait cet endroit « l’aquarium ». Il y avait un énorme banc de poissons qui devait sûrement être attiré par de la nourriture jetée par les bateaux au dessus ce qui attirait l’attention de plusieurs requins. Des requins pointes blanches du récif appelés Tapete en tahitien restaient posés au fond de l’eau immobile. J’étais en autonomie et Gabriel s’occupait juste de chercher des choses à me montrer. Dans un creux il me pointa du doigt une murène géante, un vrai dinosaure je n’avais jamais vu ça! Après une quarantaine de minutes nous étions de retour au bateau et j’obtenais donc mon troisième diplôme de baptême. Ma décision est prise: à Moorea je passe mon niveau 1. 


samedi 31 juillet 2021

Tahiti et ses iles by Marius

Destitution des BJ BG depuis l’arrivée des Bezeaud vendredi. Le shift est radical, enfin un peu moins de monde sur ce bateau. Nous sommes désormais 11 au lieu de 12. Fakarava Yatch service se demande comment le bateau va rester à flot après la livraison de nourriture, au moins 5 cartons rempli et une glacière de 40 kilos sont embarqués à bord. Avec ça plus de risque de manquer. Mouillage à la passe Nord le soir et grosse partie de pêche. Il semblerait que la chance tourne car les nasons se sont bien faits décimés. On découvrira plus tard que c’était un spot de snorkeling (oups).

Traversée le lendemain vers Toau, toujours pas de thon au bout de ligne de traine. Heureusement que la pêche de la veille fût fructueuse car on sent le toté déjà un peu tendu. Un beau requin gris nous accueille au mouillage et restera avec nous pendant deux jours. Juste pour bien faire flipper lors des douches nocturnes. La musique des dents de la mer rentre vite dans la tête. Romain, Gaston et moi avons pu surfer la gauche à l’entrée de la passe. Le spot pour nous seul avec une vague qui déroulait parfaitement. Ça contraste avec Sapinus. 

Après un rapide passage à l’Anse Amyot et la visite de quelques dauphins, nous partons pour Apataki. Toujours pas de thon au bout du fil. Le Doumé commence a être aussi tendu que son rapala. Un charter nous rejoint au mouillage en face d’« Apataki Carénage » et nous donne du thon car « on en a trop et on ne veut pas gâcher ». Le harakiri du tote n’est plus très loin. La famille qui s’occupe du carénage est absolument adorable. Toutes leurs cabanes forment pratiquement un petit village. Après la visite de l’incroyable chantier naval, nous avons le droit à un spectacle privée avec quatre raies manta, un moment inoubliable. Elles enchainent les backflips avec élégance et n’hésitent pas à jouer avec nous. Le plancton présent en surface atténue légèrement la visibilité mais nous permet d’admirer les raies bouches béantes filtrant leur repas avec grâce. 

  • BBQ le soir à terre après une partie de pêche. La famille d’Alfred nous accueille et nous dégustons toutes sortes de plats typiques tahitiens. Les mots sont rares pour décrire la gentillesses des Pomotus.  

Pump Foil anse Amyot


 

vendredi 30 juillet 2021

Tahiti et ses iles. Mardi 27, mercredi 28 juillet. A bord de Kava II. Apataki

Kava posé sur un lac. Pas la peine de sortir une aile de kite. 

Des mats poussent au milieu des cocotiers. 

Accostage pour aller saluer les propriétaires. Doumé dit le Toté Bezeaud a opéré de la cataracte un des membres de la famille. Assam ou son épouse. Du coup accueil super  Paumotu, reçus comme des demi dieux. Alfred nous fait une visite complète du chantier, (une trentaine de bateaux sur bers) du récif, retour par un lagon de rêve où il avait projeté une Marina. Ici aussi donc. Ca bouge dans les Tuam. Je prends des parts ici aussi. Les dirigeants polynésiens ne lui ont pas facilité la tâche. Le projet est à l’arrêt. Victime d’un accident vasculaire cérébral en mai, ça n’arrange pas les choses. Quelques difficultés d’élocution , il cherche des mots perdus  mais il se bat bien. Marche tellement vite qu’on peine à le suivre. Personnalité d’emblée attachante. 




Entre le cadre et Alfred, on est à l’endroit où on doit être. Evidence. Tiens je me mets à écrire comme dans les romans de Pat hi hi. 



Bel endroit pour une marina en effet. 

Alfred a commencé à travailler dans les perles à Takaroa avant les années 2000, lâchant son travail à Papeete. Une maladie sur ses nacres l’a poussé à chercher un autre atoll. C’est comme ça qu’il s’est installé à Apataki sur les terres familiales. Quinze ans auparavant, un plaisancier lui a demandé de sortir son bateau, puis un autre. Le commerce des perles périclitant, il a senti le vent tourner. Apataki carénage est né. 

On visite un Lagoon 50. Avant de boire l’eau de coco de l’amitié. 
Les photos du Doumé :
Bien pratique pour cueillir les noix de coco cet engin







Le départ prévu l’après midi pour le Nord de l’atoll est rapidement repoussé au lendemain. Partie de pêche programmée avec Tony le fils et actuel manager du chantier et Menty, employé originaire de Tahaa. Nous sommes invités le soir à un gigantesque barbecue de poissons accompagnés de plats traditionnels tahitiens. Pauline a préparé Le Poe à la citrouille et le ipo , pain coco trempé dans du lait de coco. 
L’après midi , des raies Manta viennent voler autour du bateau. 



Caucasse. Au fin fond des tuamotu, on regarde le Président à la télé. Il finit sa visite en Polynésie










Mercredi 28 juillet
Réveil tonique en nageant à nouveau avec les raies. Marius foile au milieu dans un vent évanescent. 


Pirouette de raie alors que le foil passe au dessus. 




Toute l’équipe d’Apataki Carénage sort un catamaran de 22 tonnes , un Fontaine Pajot Salona. Du beau spectacle. 





Si on avait dit à Coline qu’un jour elle caresserait des requins. Bon ce sont des requins dormeurs

Assam, lui, les attrape par la,queue. Ca le fait bien rire. Et sa femme se sert de leur dos comme d’une planche pour découper les poissons qu’elle leur donne ensuite. Ils se laissent faire docilement. 

La soeur de Pauline part prendre son avion pour Papeete au village. C’est à un peu plus d’une heure de bateau. Les liaisons aériennes entre Apataki et Papeete sont en sursis car la ligne n’est pas rentable. 

Un bateau arrive au mouillage. Un Lagoon 40 sistership de Kava. Un Poe Charter, boite de location de Tahiti. Véiti, le skipper pro a pêché un gros thon en venant de Rangiroa. Il nous offre des kilos de filets tout préparés. Le Doumé est un peu vexé. Véiti s’est pris la même mer déchainée que nous, trois semaines avant, entre Tahiti et Fakarava. Le Bali 45, catamaran de 45 pieds sur lequel il naviguait s’est fendu au niveau des fonds de coques. Il n’a pas coulé mais a eu très peur. Il est en train de monter sa propre boite de location de bateaux. 
.  
On s’arrache à ce havre de paix en fin de matinée pour naviguer soleil haut. 
Havre de paix n’est pas vraiment le bon terme. Difficile de trouver le terme. Mélange de motu paradisiaque, de gens accueillants,  dynamiques , travailleurs, pleins de projets. Pas fiu du tout. Fiu , c’est le mot tahitien pour dire fatigué, par le travail, par la chaleur. 

On vise directement la passe Nord à une quinzaine de milles. Peu abrité mais la météo est au beau fixe.
Halte sur une grande patate perdue au milieu du lagon. L’aquarium. 15°24’757 S, 146°17.990 W


Passe nord atteinte à 16 heures. C’est déjà presque un peu tard pour poser l’ancre au milieu d’un champ de mines de patates. 
Mouillage bien exposé mais proche de la passe. Ballade à terre. Tahitien sympathique amateur de chiens de race. paysage lunaire. Une grande lagune kitable mais pas de vent. 
Evidemment le vent d’Est revient dès la nuit tombée. Modérée mais suffisant pour lever des vagues de 50 cm sur ce grand lagon. Bien berçés. 
Le fond de sable est là. 15°18.706 S, 146°24.029 W. Quelques patates avec 1,7 m d’eau autour. ça passe en cata mais pas forcément en monocoque. 


Jeudi 29 juillet
Baignade dérivante à la passe nord. Grâce au temps calme établi, l’eau est de plus en plus transparente 
Bancs de poissons, requins, dauphins. Cette passe est à la hauteur de sa réputation. 
Appareillage en début d’après midi pour Rangiroa. L’océan est très calme. Vent inférieur à 5 noeuds. Moteur babord à 2000 tours. Cap 265. 5 noeuds sur le fond. Nous devrions arriver au petit matin. 

Doumé attrape un beau thon dix minutes après la sortie de la passe. Enfin; l’honneur est sauf. 










Regonflé à bloc; il est prêt à tirer sur les nuages en forme de thons 

Préparation de la salade tahitienne. Romain nous apprend à utiliser la râpe à coco. Il serre ensuite la coco rapée dans un torchon pour extraire le lait pour la salade. 





Tahiti et ses iles. Journal de bord Kava II. SAMEDI 24 juillet lundi 26 juillet

Moteur tribord 3779 h 
Moteur bâbord 3844 h 
Pleins faits hier à Rotoava
18559 cfp dont 30 litres d’essence pour l’annexe. Ca va me permettre de retrouver combien de litres de gasoil; j’ai oublié de noter. Il vaut mieux calculer la consommation, les jauges n’étant pas très fiables. 

Baignade autour de notre balise babord de la passe avant de partir. Les fonds sont magnifiques. 
Deux corps morts de bateaux de plongée paraissent tout à fait utilisables pour un mouillage d’une nuit par temps calme. Ça évite de jeter l’ancre dans le corail.  
Coordonnées : 16°04.884’S, 145°41.662’W

Quelques autres coordonnées intéressantes 
Notre mouillage de Maruku, sur la face Est de Fakarava , entre passe nord et passe sud. Un bon spot de kite. Et une étendue de sable où jeter l’ancre juste à la sortie d’un hoa. 
16°19.552 S ; 145°29.821 W
La bouée de l’Aquatiki à l’extérieur de la passe de Kauehi : 15°57.263’ S, 145°10.689 N. Utilisable pour attendre une renverse du courant de marée ou baignade dérivante dans la passe. Doit être libérée si l’Aquatiki arrive. 

Appareillage vers 9 h. Marée descendante, courant sortant. Quinze milles au 310 pour la passe Otugi au sud Est de Toau. Passe réputée dangereuse. Huit noeuds de vent d’Est permettenr à Kava de se déhaler lentement sous grand voile et génois.  Trois bateaux nous suivent. Rencontrés à Hirifa, retrouvés à Rotoava. Des tahitiens qui sont en simple vacances scolaires, n’ont pas un temps de croisière illimité devant rux. Ouf ! Les enfants kiteurs, surfeurs. L’un a fini l’école de la marine. L’autre est en plein dedans. Pas compliqué de les trouver sympas. 
La régate tourne court faute de vent. Heureusement, notre brave Kava n’est pas une bête de course. 
Dangereuse passe d’Otugi négociée sans un frisson grâce à ce grand calme, en pleine marée montante. Ce n’est pas recommandé . Propulsés quand même à 10 noeuds sur le fond dès qu’on monte sur le tapis volant. Ca laisse moins de temps pour réagir en cas de problème. Mais là, franchement tout est clair. 
Le mouillage classique est au Nord de la passe Fakatahuna. Très; trop protégé. Nous jetons l’ancre entre les deux passes. Plus exposé mais plus proche des passes pour les plongées dérivantes, la pêche, le surf. Et pas de cocotiers pour arr-eter le vent. Si le vent voulait bien revenir, idéal pour une session de kite. Il est un peu tôt pour se plaindre de ce grand calme après s’être plaint du Pacifique démonté. Mais quand même, cela fait maintenant cinq jours sans pouvoir kiter. 
Ancre posée avec le système des bouées. 





A noter un tres bon corps mort, sans doute encore de l’Aquatiki : 15°54654 S ; 145°53.794W
Après midi libre. Baignade dérivante dans la passe, paddle, surf. Un requin un peu zinzin essaye à deux reprises de bouffer ma pagaie dans la passe fakatahuna. Il me ferait presque tomber du paddle le bougre. 
Les chasseurs ont interdiction de chasser. Situation paradoxale, trop de nourriture à bord ! Donc ce soir saucisses et côtes d’agneau au barbecue. Hector devient un grand maître du feu et améliore chaque fois sa technique. Avec du bois ramassé sur Le motu avec Maureen et Léo, il démarre un feu de forge en quelques minutes. C’est bien bon les animaux terriens, on avait oublié. 
Je viis d’un bon oeil ce vidage progressif du congélateur. Quand le petit frigo suffit pour garder le frais, la production du panneau solaire arrive à étaler la consommation. Les batteries n’ont pas besoin du moteur pour rester chargées. 
Tout le monde au lit à 9 h. C’est la moyenne sur ce bateau

Coline et Doumé ont perdu la vaisselle au jeu des cochons. 

Dimanche 25 juillet
Tout le monde debout à 6 h30


Lever de soleil entre les deux passes de Toau


C’est agréable de se réveiller à 6 heures, avec le lever du soleil. Pas besoin de réveil. Pas fatigués. 
Avant 9 heures les chasseurs ont ramené le repas. 



Il nous faudra beaucoup plus de temps pour retirer les arrêtes, la peau, lever les filets. C’est un vrai métier. Les requins tournent à l’arrière du bateau, excités comme des poux alors que nous prenons bien garde à ne rien jeter à l’eau. 




Appareillage à 12h30 pour l’anse Amyot au Nord de l’ile. Deux heures après la marée basse, le courant rentrant est déjà costaud. Les deux moteurs à 2000 tours, la vitesse tombe à 2,5 noeuds. Une fois sortis, dégustation de la salade tahitienne. 
L’anse Amyot est une passe borgne. Elle ne débouche pas dans le lagon, le récif à fleur d’eau bloque le passage. Excellent abri parait-il, anti cyclonique. Gaston et Valentine connus comme le requin blanc y tiennent une petite pension. Nous espérons bien les voir et leur présenter notre Gaston. Ils ne doivents pas en croiser souvent.  
Vent d’Est 10 noeuds puis 6 noeuds. Allure de grand largue. Cap au 310. Le vent qui faiblit laisse battre la baume dans la longue houle du Sud. Voile puis moteur. 


Quelques dauphins égayent la navigation 

Coucher de soleil derrière un énorme grain

Deux autres bateaux dans l’anse Amyot. En train d’appareiller pour Raiatea. Juste le temps d’une brève conversation sympathique avec une petite famille Italienne sur un catamaran. 
Première annonce de Leur fiston qui n’a pas sa langue dans sa poche : Gaston et Valentine ne sont pas là, ils sont à un mariage. Deuxième annonce, Gaston est mort puis ressuscité. Ca demande quelques éclaircissements. Il a été éjecté de son embarcation  en allant secourir un bateau en panne. A nagé six heures pour gagner Niau à la nage, poussé par les courants. Puis marché trois heures pour rejoindre le village. 
Etonnant. Trois fois qu’on me sert cette histoire de naufragé. La première fois à Fakarava yacht service, le lendemain de notre arrivée aux tuam; peu de détails, ça venait d’arriver. Ensuite An Isa à Hirifa nous raconte la même avec son beau frère, alors qu’elle partait le lendemain marier son fils. Et maintenant ce serait Gaston. Qui est parti à un mariage. C’est finalement simple. Gaston  est le beau frère de An Isa   Logique qu’il soit au mariage de son neveu. C’est lui qui a été appelé lorsque le bateau qui amenait les habitants de Niau aux jeux inter iles est tombé en panne. Les Tuamotus sont un petit monde. 

Concentration pour une Grosse partie de petit Bac

Lundi 26 juillet

Nuit super calme seuls à l’anse Amyot

Bricolage du matin. Changement du boitier de latte. Notre couture de la voile a tenu mais pas le boitier. 
Et pour cause, la latte est en fait trop grosse pour le boitier. Le système à glissière ne peut pas glisser et verrouiller la latte. 
Réduction du diamètre de la latte. Pas trop d’outils adaptés donc au couteau de cuisine. Résultat bien satisfaisant au remontage. 


Doumé s’essaye au foil derrière l’annexe. Marius lui dit qu’il y est presque. Je lui dis qu’il n’y arrivera pas. Hi hi. 
Belle tête de vainqueur grâce à mon casque vintage. 

On quitte Toau à 11 h. Vent Nord Est 15 noeuds. Belle navigation au bon plein sous gv haute et genois. 


La passe Pakaka à 16 heures. Juste derrière Joy, un catamaran de 77 pieds sud africain. 
Passe longue étroite magnifique par faible courant entrant. 






Une construction étonnante à la sortie de la passe. Chantier interrompu.  Daterait de l’âge d’or des perles. Depuis les années 2000, le cours de la perle a été divisé par 10. 
La plupart de fermes perlières ont disparu. A Apataki, le nombre est passé de 200 à 5. Du coup les deux autres sources de revenu, tourisme et coprah ont repris de l’importance. 


On mouillerait bien devant le village mais très exposé et pas de prévisions météo depuis 3 jours. J’arrive à joindre Bertrand de TYC par téléphone qui me conseille d’aller me mettre à l’abri à l’Est   Soyons raisonnables. Une traversée de dix milles dans le lagon. 


Fin d’après midi en nav, préparation du diner. 

Mouillage au crépuscule devant Apataki carenage. Patates invisibles. Des qu’on distingue une zone sablonneuse , ancre au fond. Pas le moment de faire les difficiles. Excellente nuit au calme. Le vent aux abonnés absents. 

Time’s up